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Mlle Cécile? dit :
tout façon j'veux pas me le serrer
* Dynamitez - Moi. ______ [c=4] dit :
...
Mlle Cécile? dit :
=S
* Dynamitez - Moi. ______ [c=4] dit :
!!!!!!!!!!!!!!!
Mlle Cécile? dit :
???????
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# Posté le lundi 08 septembre 2008 04:50

Modifié le lundi 28 septembre 2009 21:32

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Je suis en bout de course. Je n'arrive plus à y aller chaque jour. A peine chaque semaine. Il parait qu'elle en crèvera. J'ai eu le temps de réaliser. C'est l'essentiel n'est-ce pas ?J'en arrive au stade des regrets. Sentiment accablant et inutile.


Hugo


Tirez sur moi, je vous dit. C'est votre métier. Ecoutez donc: Un père de famille, c'est jamais un vrai père de famille. Un assassin c'est jamais tout à fait un assassin. Il jouent vous comprenez. Tandis qu'un mort, c'est un mort pour de vrai. être ou ne pas être, hein ? Vous voyez ce que je veux dire. Il n'y a rien que je puisse être sinon un mort avec six pieds de terre par-dessus la tête. Tout ça je vous le dit, c'est de la comédie. Tout ça ! tout ce que je vous dis là. Vous croyez peut être que je suis desespéré? Pas du tout: je joue à la comédie du désespoir. Est-ce qu'on peut en sortir ?

Jessica


Est-ce que tu veux rentrer ?

Hugo


Attends. Non. Je ne sais pas... Comment peut-on dire: je veux ou je ne veux pas?

Jessica


Alors bois.

Hugo


Bon.

# Posté le mardi 02 septembre 2008 16:06

Modifié le lundi 28 septembre 2009 21:32

Il était 3h du matin lorsque le bus nous dépose enfin. Paris était comme dévasté, on aurait cru à une révolution, la police arpente les rues par groupes de dix, on doit se cacher pour fumer. C'est l'anarchie. On voulait une nuit sous les ponts, mais on a bougé et on a bien fait... Devant la fontaine les morceaux de vers pleuvent. Elle a peur, je rigole. Au loin une sirène, des cris. On nous offre à boire. La moitié des passants sont soul. Tout peut arriver et j'aime ça. L'aurore arrive. On prend la ligne 6: Elle est aérienne. On est seul dans le wagon, je cours à la fenêtre, je passe ma tête, j'admire le ciel et j'hurle ! je suis heureuse. Il est 6h du matin, il n'y a plus personne dans les rues. Les morceaux de verre, les mégots et des papier en toute sorte jonche le sol. Dernier vestige de la nuit. On trouve un café ouvert. On se force à manger, on se force à fumer. On commence un débat sur l'extrémisme religieux, mais on est crevé, alors on se raconte des blagues. Les camions des éboueurs couvrent a moitié notre voix. Il est 9h du matin, mais la ville ne s'est pas encore réveillé. Dernier souvenir de cette nuit. On s'endort sur le quai.

Il était 3h du matin lorsque le bus nous dépose enfin. Paris était comme dévasté, on aurait cru à une révolution, la police arpente les rues par groupes de dix, on doit se cacher pour fumer. C'est l'anarchie. On voulait une nuit sous les ponts, mais on a bougé et on a bien fait... Devant la fontaine les morceaux de vers pleuvent. Elle a peur, je rigole. Au loin une sirène, des cris. On nous offre à boire. La moitié des passants sont soul. Tout peut arriver et j'aime ça. L'aurore arrive. On prend la ligne 6: Elle est aérienne. On est seul dans le wagon, je cours à la fenêtre, je passe ma tête, j'admire le ciel et j'hurle ! je suis heureuse. Il est 6h du matin, il n'y a plus personne dans les rues. Les morceaux de verre, les mégots et des papier en toute sorte jonche le sol. Dernier vestige de la nuit. On trouve un café ouvert. On se force à manger, on se force à fumer. On commence un débat sur l'extrémisme religieux, mais on est crevé, alors on se raconte des blagues. Les camions des éboueurs couvrent a moitié notre voix. Il est 9h du matin, mais la ville ne s'est pas encore réveillé. Dernier souvenir de cette nuit. On s'endort sur le quai.
Du haut de mes 15 ans je rêve de grands voyages, je ferais le tour du globe. Je ne m'enracinerais nulle part et ne m'encombrerais d'aucune possession: Non pour me garder vraiment disponible mais afin de témoigner de tout.




"Comme tu tiens à ta pureté, mon petit gars ! Comme tu as peur de te salir les mains. Eh bien, reste pur ! A quoi cela servira-t-il et pourquoi viens-tu parmis nous ? La pureté c'est une idée de fakir et de moine. Vous autres, les intellectuels, les anarchistes bourgeois, vous en tirez prétexte pour ne rien faire, rester immobile, serrer les coudes contre le corps, porter des gants. Moi j'ai les mains sales. Jusqu'aux coudes. Je les ai plongées dans la merde et dans le sang."
[Sartre]

# Posté le lundi 30 juin 2008 06:37

Modifié le lundi 28 septembre 2009 21:24

Il me dit que je suis prétentieuse, méprisante, peste, haineuse, qu'il essaye de m'aimer, mais que je fais mal .... -Tu sais quoi ? j'en suis fiere, du haut de ma tour d'ivoire j'observe le monde et je me dis, qu'il vaut mieux regarder les gens de haut, là au moins ils ne peuvent m'atteindre" ________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________Il me regarde un instant en silence, puis reprend. Il parle trop, il parle vite. Le flot de ses paroles me donne le vertige. Ma tête se met à tourner. Je m'appuis contre le mur pour ne pas tomber. Je l'entends qui me parle encore, mais j'ai beau essayer je n'arrive pas à comprendre ce qu'il dit.. J'ai mal à la tête. Je pourrai crever sous ses yeux il ne remarquerait rien.

Il me dit que je suis prétentieuse, méprisante, peste, haineuse, qu'il essaye de m'aimer, mais que je fais mal .... -Tu sais quoi ? j'en suis fiere, du haut de ma tour d'ivoire j'observe le monde et je me dis, qu'il vaut mieux regarder les gens de haut, là au moins ils ne peuvent m'atteindre"  ________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________Il me regarde un instant en silence, puis reprend. Il parle trop, il parle vite. Le flot de ses paroles me donne le vertige. Ma tête se met à tourner. Je m'appuis contre le mur pour ne pas tomber. Je l'entends qui me parle encore, mais j'ai beau essayer je n'arrive pas à comprendre ce qu'il dit.. J'ai mal à la tête. Je pourrai crever sous ses yeux il ne remarquerait rien.
Paris est à mes pieds ! Et c'est jouissif.
Quand je me promene entre les rayons de livres avec mon kefié autour du coup, et que je sent leurs regards posé sur moi, leur regards plein de haine, (c'est tout ce qu'ils ont de beau, c'est con) Il me font tellement pitier que j'aurai honte de savoir qu'il m'aime. Je creve de chaud, mon kefié me sert, il m'étouffe, mais je ne le retirerai pas, je resiste
L'amour, moi, je l'ai trop fait. Je m'en suis lassé. Je suis comme ça, je me lasse vite. On s'est trop aimé, c'était trop beau. Maintenant c'est fini. J'allume la lumière et regarde les dernières ruines de notre relation, de vieilles photos éparpillées dans ma chambre, ton livre de Proust à moitié déchiré. J'attrape ton t-shirt, il a encore ton odeur... J'éteinds la lumière, je ne veux plus rien voir.

L'amour ça trahit, ça s'évapore et quand ça s'est envolé ça fait mal. La haine jamais.


L'amour est laid. J'y ai cru pourtant, j'ai essayé aussi, je voulais vraiment y arriver. Mais j'ai dû me rendre à l'évidence: l'amour est laid. J'ai beau le regarder, j'ai beau me forcer, ça ne marche pas, je ne lui trouve plus aucun charme, et plus je le regarde plus il me dégoûte. Alors j'essaye de le repousser, je ne supporte plus d'être aimée. Je me réfugie dans la haine, quand on m'approche je mords, comme ça, sans raison, juste pour le plaisir de sentir le goût du sang. C'est tellement bon de se sentir exister ! Arrache moi les yeux alors ! Griffes-moi, bats-moi, je ne me défendrai pas ! mais fait quelque chose de laid, toi aussi, que je ne sois pas seule ! Fais quelque chose de laid, fait quelque chose de laid ou je te tue, je te crache au visage !

Comme on dit "faire l'amour", il faudrait pouvoir dire "faire la haine". C'est bon de faire la haine, ça repose, ça détend.

[François Mauriac]

C'est étonnant mais l'on a fini par se haïr, et j'aime ça, j'aime sentir nos larmes se mélanger, j'aime te cracher dessus, et sentir le sang couler le long de ma gorge quand je me mords les lèvres pour étouffer mes sanglots. J'aime savoir que j'existe encore pour toi. Que ma pensée remue toujours ton coeur. J'aime être unique à tes yeux. Je ne veux pas que tu m'oublies. J'entretiens cette haine comme j'ai entretenu notre amour. Mon coeur s'enflamme encore lorsque je pense à toi. Il ne brûle plus pareil, mais ça me plaît car c'est la preuve que notre histoire n'est pas terminée. Je préfère ta haine à ton indiférence.

Car après tout ça j'ai toujours un coeur. On m'avait menti, le coeur ne se brise pas, il évolue tout simplement. Je ne ressens plus d'amour, mais ne suis pas malheureuse, car je me complais dans la haine. ça soulage.

Et en aout je retourne sur mon île de beauté...

# Posté le samedi 28 juin 2008 15:10

Modifié le lundi 28 septembre 2009 21:27